Du loisir aux loisirs en Espagne (XVIIIe – XXe siècles)


Le CREC (Centre de Recherche sur l’Espagne Contemporaine) a consacré plus de deux ans aux « loisirs », dont ce volume est l’émanation. Après plusieurs années consacrées aux  plaisirs en Espagne », ces contributions sur « Les loisirs en Espagne » s’inscrivent délibérement (et complémentairement) dans une optique « d’histoire culturelle » de l’Espagne contemporaine.

Ce qui fait problème, avec les loisirs, ce n’est pas tant le calcul du temps libre que l’usage qu’on en fait. Il apparait très vite que se greffent sur le mot des préoccupations morales, didactiques, idéologiques, comme si la nature du loisir était indéfectiblement liée au mal ou au bien, à l’utile ou à l’inutile. L’idée de choix, de satisfaction personnelle, de desintéressement, l’idée de plaisir, au fond, qui est inséparable du loisir, s’accompagnent presque toujours d’une volonté de séparer le bon loisir du mauvais ou de hiérarchiser les activités. Et ceci à toutes les époques et sous tous les régimes, sans exception.

Les loisirs constituent bien un objet d’étude exceptionnel, sur le long terme ou le court terme. Ils apparaissent bien comme un des ressorts essentiels au sein d’une société donnée, où s’articulent l’individu et le social, le privé et le public, etc. Les loisirs ont également des répercussions importantes sur les rapports à la chose culturelle, au corps, à la santé, à l’argent, à Dieu même.

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